Pour Joran, tout est Hockey !

A presque 20 ans, Joran Reynaud vient d’être sacré champion de France des moins de 20 ans en hockey sur glace avec l’équipe de Rouen. Etudiant en 2ème année sur le campus de Rouen d’UniLaSalle, l’étudiant et sportif de haut niveau fait le parallèle entre sa passion pour le sport et ses études d’ingénieur en agriculture.

Peux-tu nous parler du Championnat Elite ?

Il s’agit du Championnat de France de Hockey sur Glace en Catégorie Elite U20 (Junior). Pour expliquer le contexte, au terme de la saison régulière (20 matchs) il y a les phases finales appelées Play Off et l’équipe qui remporte les Play Off est désignée Championne de France.
Nous, les Dragons de Rouen sommes allés chercher ce titre à Grenoble car c’est là que s’est jouée la finale.
Pour moi c’est tout un symbole car c’est ma dernière année dans le hockey mineur.

Quel est ton parcours sportif ?

Je viens de Deuil la Barre dans le 95 où j’ai fait toute ma scolarité jusqu’en première, ainsi que mes débuts au hockey, que j’ai commencé à 9 ans. Depuis je ne me suis jamais arrêté !

Avec mon club de hockey de l’Entente Deuil-Garges nous avions été champions de France Excellence U18 durant deux années consécutives et c’est alors que j’ai eu des propositions pour rejoindre le Club des Dragons de Rouen. Cela a été un grand changement pour moi sachant que je passais aussi en terminale S.

Je suis rentré dans le centre de formation Sport études de Rouen en 2014 (CHAR). Mon club actuel est le RHE 76 (Rouen Hockey Élite 76) où je suis « Attaquant Centre » sur la première ligne.

Quel sera la prochaine compétition ?

On peut dire aussi qu’aujourd’hui ma prochaine compétition c’est de réussir mes examens à UniLaSalle !

Sinon, le titre que nous venons de remporter marque la fin de ma saison régulière. Désormais et jusqu’à la prochaine saison qui recommence en septembre, je dois continuer à m’entraîner (entrainements spécifiques sur glace et hors glace).

Comme je vais changer de catégorie, j’ai de nouveaux challenges en perspective. Je dois intégrer une équipe qui n’est pas encore définie. Cela dépend bien sûr de mes statistiques des années passées.

Est-ce facile de concilier études et vie sportive ?

C’est parfois compliqué mais c’est faisable.  C’est possible avec beaucoup de motivation et beaucoup d’aide surtout, pour arriver à se mettre en accord avec deux univers assez différents l’un de l’autre.

L’établissement par le biais du directeur des études, m’a assuré un appui essentiel à la poursuite de mon cursus.

Je dirai que le plus dur dans la saison régulière c’est l’enchainement des entraînements et deux matchs tous les week-ends souvent en déplacement sur toute la France. J’ai aussi joué aussi pour l’équipe des Drakkars de Caen en Division 1.
Il nous est souvent arrivés de revenir le lundi matin et de rater des cours dans la matinée.

J’ai la chance d’être encadré par le RHE76 et l’équipe pédagogique d’UniLaSalle qui sont entrés en contact dès le début pour faire aboutir ce projet. L’établissement par le biais du directeur des études, m’a assuré un appui essentiel à la poursuite de mon cursus. Un accord a été mis en place entre les deux structures, grâce auquel je peux, sous conditions, faire mes deux années de prépa en 3 ans.

Je remercie par ailleurs mes parents qui me soutiennent dans mes décisions et ont fait que cela soit possible aussi.

Qu’aimeriez-vous faire après vos études ? Plutôt une carrière sportive ou d’ingénieur ?

J’aimerai pousser ma carrière sportive au maximum. C’est à dire d’intégrer dès l’an prochain une équipe majeure, en division 1 ou l’équipe de Rouen en ligue Magnus. Mon rêve serait d’être appelé en équipe de France, et jouer lors des prochains championnats du monde qui ont lieu dans 4 ans. Ces championnats auront lieu en France et en Allemagne (du 5 au 21 mai).

Mes études restent, cependant, très importantes et je compte bien finir mes études en parallèle afin de pouvoir travailler dans l’ingénierie agroalimentaire, et pourquoi pas dans l’agro-industrie, sur les biocarburants et les biomatériaux.

 

Merci à Benoît Tourrier pour la photo.

Leave a comment