MFE : quelques conseils de dernière minute?

Cet été, pour la plupart des étudiants en stage de fin d’études, c’est la dernière ligne droite pour la rédaction de leur mémoire. Condition nécessaire pour obtenir son diplôme d’ingénieur, ce document est avant tout là pour prouver au jury sa capacité à occuper un poste d’ingénieur. Il va falloir que chacun montre qu’il est en mesure de répondre à une problématique qui présente un enjeu important pour l’entreprise d’accueil, de proposer une démarche méthodologique adaptée et de présenter des recommandations pertinentes et argumentées.

Ce n’est pas simple. C’est stressant. Mais c’est ce qui attend les futurs professionnels au quotidien. Alors c’est le moment de se concentrer et de mettre en évidence toute sa valeur ajoutée.

Depuis plus de 10 ans j’ai tuteuré plus de 100 mémoires et présidé presque autant de soutenances. Je propose donc ces quelques conseils pour les étudiants en stress, une sorte de retour d’expérience qui pourra rassurer peut être ceux qui sont en pleine rédaction.

Conseil n°1 : mettre en évidence la valeur ajoutée que vous avez apportée

Comment? d’abord il faut bien expliquer les enjeux de l’entreprise, en quoi votre sujet est important. Plus le lecteur percevra l’importance de votre travail, plus il sera attentif.

Mais bien sûr, votre mémoire doit rester accessible, vous devez éviter le jargon qui a été celui que vous avez employé pendant 6 mois ou bien le définir, utilisez le glossaire pour expliquer les termes complexes. Faites des rappels de définitions dans le texte, surtout pour les mots utilisés dans la formulation de votre problématique et utilisez pour les définitions des sources fiables et incontestables. Exemple classique : vous utilisez le terme positionnement dans la problématique : vous devez dire ce que c’est, c’est inévitable!

Dans la rédaction du mémoire il est conseillé d’utiliser le « je » avec parcimonie. Quant au « on », il est à bannir (car il est difficile de savoir qui est derrière), préférez le « nous » qui vous inclut dans la contribution.

Pour mettre en évidence votre valeur ajoutée, réfléchissez toujours, à chaque étape à ce qui a été développé de plus que ce qui existait déjà avant dans l’entreprise.

En ce qui concerne la forme, n’hésitez pas à utiliser des synthèses intermédiaires, pour récapituler les points importants à la fin de chaque partie : ce qu’il faut retenir. Cela permettra d’appuyer vos avancées et de faciliter la lecture pour le jury. Pensez au président de jury qui doit lire une quinzaine de mémoires de 50 pages en quelques semaines!

Conseil n°2 : concentrez-vous sur la problématique

Ne la perdez pas de vue ! c’est votre cap. Inutile de se perdre dans des détails qui n’apporteront rien à sa résolution. Restez concentré(e). Et surtout, surtout, n’oubliez pas d’y répondre à la fin! Cela arrive plus souvent qu’on pourrait le croire…

Expliquez bien comment vous avais fait pour y répondre : votre démarche méthodologique. Idéalement à l’aide d’un schéma. Ne faites pas l’impasse là dessus. Il est important que le jury comprenne bien votre raisonnement et vos choix de méthode. Plus votre démarche sera bien expliquée, plus vous serez à l’aise lorsque le jury vous posera des questions à la soutenance.

Conseil n°3 : montrez votre capacité à prendre du recul

Il est important de ne pas se contenter de sources internes et de démontrer que vous avez fait preuve de curiosité. Vous pouvez vous intéresser à la concurrence mais aussi élargir votre périmètre et observer les bonnes pratiques dans d’autres secteurs d’activité.

Il faut vous intéresser à l’actualité même au delà de votre sujet, du secteur d’activité de l’entreprise.

Conseil n°4 : soignez les parties clés : votre résumé, votre introduction et votre conclusion

Eh oui ce sont les trois parties qui seront lues en premier et elles sont souvent négligées. Alors évitez de confondre résumé et introduction par exemple. Et pour le résumé en anglais, soignez l’anglais.

Conseil n°5 : respectez le cahier des charges de présentation des documents

Les erreurs les plus courantes : non référencement des sources bibliographiques dans le texte (ou mal référencées), utilisation de couleurs dans les titres … Cela peut paraître anecdotique mais tout compte car il s’agit de vérifier que vous êtes capable de vous conformer à un cahier des charges imposé.

Dernier conseil pour bien préparer votre oral

Relisez les critères d’évaluation de l’oral pour ne rien oublier (par exemple la complémentarité attendue par rapport à l’écrit).

Faites une liste des questions que vous n’aimeriez pas que le jury vous pose. Il s’agit sans doute des points faibles de votre travail, ou des aspects sur lesquels vous n’êtes pas à l’aise. Rédigez une réponse pour chacune d’entre-elles, comme ça vous serez bien préparé(e).

Restez toujours positif et constructif dans vos propos, surtout dans la critique de votre travail. Soyez convaincant.

Entrainez-vous, si possible faites votre présentation avant devant un auditoire de l’entreprise.

Leave a comment