Dans le cadre de notre 4ème année, nous avons eu l’occasion de participer à l’EGU 2018, ou European Geosciences Union, à Vienne du 9 au 11 avril 2018 afin de présenter notre projet de modélisation 3D appliquée à la cristallographie. Ce congrès est un rassemblement de scientifiques couvrant toutes les disciplines des sciences de la terre, des planètes et de l’espace. Cette assemblée présente divers sujets de recherche du monde des géosciences sous la forme de présentation orale, de poster et PICO (Presenting Interactive Content).

Notre projet a commencé en 3ème année lors de notre mémoire d’Initiation à la Recherche (MIR). Celui-ci, réalisé en partenariat avec l’entreprise Dassault Systèmes®, a porté sur la modélisation 3D des cristaux d’un basalte synthétique provenant des expériences laboratoires de Pupier (2006). Ce projet s’est déroulé au GéoLab d’UniLaSalle où nous avons poursuivi la reconstruction 3D d’un de ces échantillons basaltiques en complétant les premières modélisations de plagioclases (déjà effectuées par les années antérieures) par la modélisation des cristaux d’olivine (Fig. 1, Fig. 2). Pour cela, nous avons utilisé les logiciels de modélisation 3DEXPERIENCE® (développé par Dassault Systèmes®) et BLOB3D, développé par l’Université du Texas. Une fois ces cristaux modélisés, nous avons réalisé différentes mesures sur ces derniers et sur l’échantillon afin de caractériser  le processus de cristallisation au sein d’une roche magmatique.

Figure 1 – Modélisation finale de notre échantillon de basalte synthétique avec le logiciel 3DEXPERIENCE (gris : plagioclases ; vert : olivines).

 

Figure 2 – Vue globale de l’échantillon avec le logiciel de modélisation BLOB3D

Figure 3 – Arrivée à l’EGU dans les locaux de l’Austria Center

Ayant beaucoup apprécié travailler sur un projet orienté recherche, nous avons tous les deux décidé de réaliser notre cursus de 4ème année avec l’option Recherche & Approfondissement à UniLaSalle. Nous avons eu l’occasion de poursuivre nos travaux et de prendre du recul sur ces derniers afin de vérifier et revoir la pertinence des résultats déjà obtenus. C’est ainsi dans le cadre de cette option que nous avons choisi de postuler à l’EGU 2018 en soumettant un abstract précis de notre étude.

De ce fait, après avoir obtenu une réponse positive à notre soumission d’abstract, nous avons été admissibles au congrès en tant que présentation « PICO and OSPP » sur la session « Imaging techniques in laboratory modelling of geological processes » se déroulant le 09 avril de 15h30 à 17h. Cette session rassemblait 14 présentations ayant pour objectif d’exposer des travaux portant sur les nouvelles techniques d’imagerie et d’analyse pour la modélisation de processus géologiques (dans notre cas, les images tomographiques des échantillons basaltiques aboutissant à leur modélisation 3D à l’aide de logiciels).

Figure 4 – Présentation orale du projet devant une audience

Ainsi, le principe de cette intervention PICO se déroule en deux temps distincts. Premièrement, nous parlons devant une audience de notre projet pendant 2 à 4 min (plus communément appelé « two minutes madness »). Le but est d’être le plus clair et précis possible avec nos termes scientifiques afin que les personnes présentes sur notre spot de présentation soient intéressées pour venir échanger par la suite. Dans un second temps, un écran tactile permet d’afficher notre présentation powerpoint interactive ainsi que notre poster afin de discuter et d’échanger plus en détails avec d’autres scientifiques sur notre démarche, les outils utilisés et les résultats obtenus (Fig. 4, Fig. 5).

Figure 5 – Ecran interactif permettant d’approfondir les différents points évoqués à l’oral

 

Dans notre cas, cette session s’est déroulée pour le mieux ! Même si le stress était à son comble (Fig. 6), l’ensemble des discussions avec les différents professionnels présents sur le spot ont été très pertinentes et très bénéfiques pour notre projet. Nous avons à la fois pu répondre aux interrogations des personnes présentes, mais à la fois bénéficier de nouvelles idées sur la continuité du projet grâce à l’intervention de géologues spécialisés dans des domaines (tels que la pétrologie magmatique ou encore la volcanologie) associés aux nouvelles techniques de modélisations et de simulations informatiques.

Figure 6 – Présentation de notre poster.

Sur le plan personnel, l’EGU fût une superbe expérience dans notre cursus de géologue. Ayant tous les deux beaucoup d’affinités pour la recherche depuis notre 3ème année, nous avons eu l’occasion d’observer les bienfaits des congrès internationaux en échangeant de nombreuses fois sur les différents métiers envisageables dans ce domaine et ainsi d’avancer sur notre projet professionnel. Enfin, outre le fait que Vienne soit une ville incroyable, cette dernière nous a permis de progresser et de nous exprimer exclusivement en anglais avec des scientifiques du monde entier.

Si cela était à refaire, nous le referions sans hésiter !

 

 Maxime FORSONI et Maëlys PRIVAT (Promotion 079)

Remerciements à Elsa Ottavi-Pupier et Julien Duquennoy ainsi qu’à l’entreprise Dassault Systèmes® de permettre la réalisation de ce projet et de nous avoir offert toutes ces opportunités.