La sortie du premier fascicule du CEREMA sur les  » Dynamiques et évolution du littoral, synthèse des connaissances : de la frontière belge à la pointe du Hourdel  » met en valeur les résultats obtenus par Adrien MEYER (Promotion 077) et Pierre SAULET (Promotion 077) lors de leur Mémoire d’Initiation à la Recherche (MIR) sous la direction d’Olivier BAIN (Enseignant chercheur à UniLaSalle).

 

 

 

 

 

 

 

La collection « dynamiques et évolution du littoral » a pour vocation de présenter une synthèse des connaissances sur le littoral afin de se préparer au mieux aux enjeux de demain. Elle a été confiée par le ministère de la transition écologique et solidaire au Cerema qui en assure le pilotage.

 

Notre recherche en hydrodynamique littorale

En 2016, Pierre SAULET et moi-même Adrien MEYER (Promotion 077) avons profité de la Réunion des Sciences de la Terre de Caen  pour exposer notre projet de recherche démarré deux ans auparavant dans le cadre de notre Mémoire d’Initiation à la Recherche (MIR) de 3ème année. Notre projet consistait en l’étude et la modélisation de l’impact des pieux de bouchots sur le transit sédimentaire de la cellule Nord-Picardie (Baie de Somme, France).

L’estran sableux du Marquenterre est une zone sédimentaire très dynamique avec des variations de stocks sableux importantes, marquant une alternance de zones en accrétion et en érosion sur l’ensemble de la plage. Une forte zone en érosion au niveau de la digue de Quend-Plage a nécessité la mise en place d’un système de drainage appelé procédé ECOPLAGE en 2008, au pied de cette digue pour réalimenter le secteur en sables. La zone d’exploitation mytilicole au sud de Quend-Plage met en avant une perturbation importante du transit sédimentaire avec une forte accrétion et un mauvais tri granulométrique sur la portion de plage au niveau des pieux de bouchots. La raison d’être de notre étude se trouve donc dans la mesure de la perturbation engendrée par les concessions mytilicoles au travers d’une modélisation hydrodynamique.

Figure 1 : Influence de l’exploitation myticole sur l’érosion du littoral

Cette étude a permis de mettre en avant une forte diminution de l’intensité du courant marin, sur le côté aval des pieux de bouchots. Cette diminution d’intensité favorise la sédimentation et ne permet pas la remobilisation des grains les plus grossiers, seule la fraction fine est remobilisée. De plus, sur ce secteur, le flot (marée montante) est supérieure au jusant (marée descendante) ainsi à chaque cycle de marée, de nouveaux sédiments sont apportés et très peu sont remaniés ce qui explique la dynamique en accrétion. Dans les perspectives d’amélioration de notre étude, il pourrait être intéressant de réaliser une campagne de collecte de données courantométriques, de part et d’autre de l’emprise des concessions mytilicoles, ainsi que modéliser sous les logiciels SISYPHE et TOMAWACK pour intégrer les paramètres de transit sédimentaire et de houle au modèle initial.

Figure 2 : Modélisation sous Telemac 2D de la zone des pieds de bouchot

 

Présenter nos travaux à la RST !

Les consignes relatives à une présentation orale stipulent que celle-ci doit durer entre 10 et 12 minutes. Ce type d’exercice est un bon moyen de développer notre capacité de synthèse sur un projet avec une multitude de données traitées… car de nombreuses choses nous paraissaient essentielles! Faire une présentation orale, nous jeunes novices, devant un auditoire composé de scientifiques travaillant depuis des dizaines d’années sur des sujets similaires, voire sur notre zone d’étude est une expérience enrichissante mais aussi stressante! Il faut allier originalité sur les hypothèses et rigueur du raisonnement et de présentation des résultats.

Figure 3 : Adrien MEYER sur le stand d’UniLaSalle à la RST de Caen.

C’est donc un sentiment de fierté qui nous anime après la réalisation de cette présentation orale qui vient conclure 2 années de travail intensives et passionnées en compagnie d’Olivier BAIN (enseignant-chercheur en géologie marine à UniLaSalle).

Adrien MEYER (Promotion 077)

 

Qu'est-ce que la RST ?  Organisée depuis 1973 sous l’égide de la Société Géologique de France (SGF), la Réunion des Sciences de la Terre (RST) est le congrès national le plus important dans les domaines des géosciences. Le congrès RST est un moyen de rencontrer tous les principaux acteurs de ce domaine, des associations professionnelles aux écoles spécialisées en géologie comme UniLasalle. De ce fait, il représente à la fois une superbe opportunité pour les enseignants et étudiants en géologie d’Unilasalle de présenter leurs résultats liés à des projets de recherche et une superbe vitrine pour accroître la renommée de l’école dans le milieu de la géologie. De nombreux élèves ingénieurs (Clément DELCOURT, Valérie GALIN, Alyssa GALTIER, Adrien MEYER, Pierre SAULET) ont ainsi pu exposer leurs résultats par le biais de posters scientifiques et/ou de présentations orales à la RST de Caen en 2016. La prochaine RST aura lieu à Lille en octobre 2018.